Courges non comestibles et toxiques: Comment les reconnaître?

Courges non comestibles et toxiques: Comment les reconnaître?

Comment reconnaître les courges non comestibles et toxiques ? d’où viennent-elles ? Quels sont les différents types ? Et quels sont les différents goûts des comestibles et des non comestibles ?

I- Est-ce qu’il existe des courges non comestibles et toxiques?

Au risque d’intoxications alimentaires, il est toujours essentiel de connaître au mieux les subtilités de ce que nous consommons.

Les courges ne font donc pas l’exception, car oui, certaines d’entre elles peuvent s’avérer toxiques et être ainsi non comestibles.

Les taux flagrants des cucurbitacines qui y sont contenus engendrent des signes digestifs dont la gravité peut nécessiter parfois une hospitalisation

Mais avant que l’on enchaîne, revenons un peu en arrière !

II- Origines des courges

En effet, le premier lieu où les courges les plus anciennes ont été trouvées serait le Thaïlande. Les années d’ancienneté ne sont, certes, pas les mêmes pour toutes les cucurbitacées.

En revanche, on parlerait en moyenne de 3 000 à 12 000 ans av. J. –C. La domestication des courges, quant à elle, existe depuis un bail ; 6 000 ans avant J. –C. La médecine traditionnelle chinoise les avait largement citées dans ses très anciens livres.

Les écrits européens à ce propos n’ont néanmoins vu le jour qu’à l’ère du nouveau monde. Cela dit, ce n’est qu’au terme des années 1980 que les courges deviennent assez connues, cultivées et consommées.

 Maintenant, revenons à nos fameuses courges non comestibles. La présence de ces courges dites « sauvages » remonte à 14 000 ans environ. Elles étaient le plat préféré de la mégafaune (animaux de grande taille), laquelle contribuait à la continuité de ces formes de courge à l’époque.

Pour satisfaire votre curiosité, ce rôle a été possible à la mégafaune grâce à son incapacité de digestion des graines.

Et la suite n’est pas très difficile à deviner, les graines dégagées dans les excréments reprennent vie !  Ensuite, il y a 10 000 ans, l’humain aurait pris la relève en domestiquant ces courges après en avoir trouvé quelques restes.

Courges non comestibles et toxiques 2

III- Utilisations des courges sauvages

Les courges sauvages servaient de bons récipients ou encore, sous forme de lanière, d’outils. Mais pas que ! Avant l’apparition des courges saines, les courges sauvages pouvaient être consommées à leur jeune âge avant que leur taux de cucurbitacines ne soit toxique.       

IV- Types de courges toxiques et non comestibles

Vous l’aurez compris, ce sont les taux de cucurbitacines qui créent la différence entre des courges comestibles et des courges toxiques. Inutile de miser sur la cuisson, car ces substances résistent même à des chaleurs très élevées.

Nous distinguons alors deux types principaux de courges non comestibles :

  1. Les courges ornementales ou coloquintes : elles posent un risque de confusion assez élevée. Une confusion qui est dû à leur forte présence dans les rayons fruits et légumes des grandes surfaces ou encore dans les allées du marché. Ayant une finalité strictement décorative, leur consommation n’est pas saine. Leur éviction est ainsi obligatoire pour se préserver de toute intoxication alimentaire.
  2. Courges résultantes d’une hybridation sauvage : la cohabitation des variétés toxiques et celles comestibles confère des propriétés toxiques aux courges alimentaires. C’est ce que l’on appelle « hybridation sauvage ». Elles perdent en conséquence leur goût neutre.

V- Reconnaître les courges non comestibles : quelles différences avec les courges comestibles ?

Ce qui est bien, c’est qu’il est facile de détecter les courges non comestibles. Deux éléments vous sont primordiaux pour faire la différence, la forme et le goût.

1. La différence des formes entre les courges comestibles et non comestibles

a. La forme des courges sauvages

En commençant par la forme, les courges non comestibles sont sphériques ou encore ovoïde. Elles peuvent également avoir une forme d’œuf ou bien de poire.

Elles présentent une écorce tantôt lisse et tantôt verruqueuse. Ces courges sauvages sont dotées d’une chair à la couleur verte, blanche ou jaune.

b. La forme des courges comestibles

En évoquant les courges alimentaires, nous parlons de la citrouille, du potiron, du potimarron, du pâtisson et du butternut. Pour vous éviter tout souci de confusion, nous vous les détaillons ci-après :

Citrouille

Notre fameuse citrouille laisse apprécier une forme ronde et une couleur orange agréable. Son pédoncule est rigoureux ainsi que fibreux, avec une chair filandreuse.

Potiron

La forme du potiron peut varier, vous pouvez observer un potiron rond, ovale ou aplati. Il se caractérise par une chair plutôt lisse.

Potimarron

Le potimarron, quant à lui, est présent sous une forme de poire. Néanmoins, ses couleurs peuvent varier ; il est soit en couleur orange foncé, bronze ou rouge. La chair du potimarron se caractérise par sa texture farineuse.

Pâtisson

De l’extérieur, la texture lisse parsème tout le pâtisson qui est soit orange, blanc, vert clair ou un mixte des trois ! Il est assez charmant grâce à sa forme dentelée et bombée. La chaire farineuse de couleur jaune foncé.

Butternut

Orange et mate, le butternut présente une forme allongée. La chair du butternut a une texture onctueuse. 

2. Différence des goûts entre les courges alimentaires et les courges sauvages

Les courges non comestibles sont réputées pour leur goût amer très marqué, lequel est dû aux taux très élevés des cucurbitacines.

À l’inverse, les courges alimentaires laissent apprécier des goûts légèrement sucrés à sucrés. Le potimarron et butternut vous feront penser au goût de châtaigne.

3. Conseils pour éviter les courges toxiques

S’il est vrai que certaines intoxications s’avèrent inévitables, des moyens de prévention sont toutefois simples et envisageables.

Hormis la forme qui ne puisse pas donner une vraie indication sur la nature de la courge, le goût en est toutefois un indice sûr !

On préconise de prendre un tout petit morceau de courge et de le goûter avec précaution. Si vous sentez une amertume, recrachez le morceau et débarrassez-vous de la courge en question.

Maintenant, on peut emprunter quelques mesures afin d’éviter carrément les courges sauvages. À priori, il faut se méfier des courges dont la pousse est spontanée, idem pour leurs graines aussi, il faut éviter de les récolter et de les ressemer.

Par ailleurs, il faut éviter certains facteurs qui contribuent à la formation des cucurbitacines. Tout d’abord, il convient de prévenir les croisements entre les courges comestibles et non comestibles en les éloignant les unes des autres.

De même, éviter l’exposition des plantes à des températures très hautes. La forte chaleur ainsi que les rayons de soleil peuvent favoriser la formation des substances amères.

4. Description de la coloquinte

Agréablement décorative, la coloquinte fait partie des cucurbitacées, mais elle n’est pas consommable. Faisant 20 à 50 cm de hauteur et récoltée en automne, le semis direct se fait à partir de mai. La période idéale vu que la coloquinte exige une exposition ensoleillée et un sol riche et drainé.

La coloquinte n’est pas très exigeante en matière d’entretien, mais quelques astuces ne feront que du bien. Son développement peut être stimulé par un léger pincement des tiges.

Également, il est faisable de placer un film entre la coloquinte et le sol. C’est pour, d’une part, éviter qu’elle soit pourrie et d’autre part, prévenir la pousse d’herbes néfastes.

Compte tenu de l’impossibilité de consommation, le temps de récolte de la coloquinte importe peu. On peut la récolter quand on est satisfait de la taille et de la couleur. Seule exigence ; faire la récolte avant les gelées. La conservation se prolonge à plusieurs mois loin de l’humidité et près de la fraicheur.     

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